mardi 16 mars 2010

Sport ce soir ? Le tapis de course

Cette question ne résonne plus à mes oreilles comme elle le faisait autrefois dans un autre pays bien plus lointain, bien plus frisquet, mais à peine plus pluvieux...

Néanmoins, cette question je me la pose quasiment tous les jours... Et malheureusement quasiment tous les jours la réponse est la même... Non, peut-être demain...

Pourtant, je suis abonnée depuis presque un an à un club de gym. Le California Fitness spécial Jacky Chan (je me suis dit, peut-être qu'ils ont une recette magique pour avoir autant d'énergie et de ressort que lui... Mais non.).

A la demande de Caro, fidèle (ou presque)lectrice de ce blog, je vais vous raconter comment se passent mes session sportives...

Tout d'abord, je suis devenue une accro au tapis roulant. Ca n'a pas été facile et j'ai fait mes débuts très prudemment. "Waouw! Yan! Regarde je cours, et je suis même pas encore tombée du tapis!". Réponse sans appel: "Oui c'est bien, mais à 6km/h, autant marcher".

Listons ensemble les avantages du tapis de course par rapport à la réalité singapourienne.
- A la fin de mon footing, je n'ai pas sué les 7 litres d'eau que contient mon corps, car courir en extérieur revient à courir dans un cuiseur vapeur.
- J'ai l'impression de courir. Vraiment. Je vais théoriquement aussi vite que mes voisins, jamais ils ne me dépassent, jamais je ne les dépasse. Et si je ne regarde ps leur compteur, on pourrait vraiment y croire.
- Je garde la même allure. Même que parfois j'accélère la cadence!
- J'ai la télé.
- Je n'ai pas à crier "Yaaaaaan!! Attends-moi!!!! Aie pitíe, je suis asthmatique!". Yan n'est pas là. Tout simplement.

Bon il y a également les désagréments du tapis roulant (Ne rêvez pas, ça n'accélère pas tout seul comme une prius enragée).
- Le paysage est plutôt monotone.
- Quand des ouvriers indiens font des travaux dehors, ils peuvent admirer ma gueule rouge, ou bien me voir chanter en play-back toute seule sur mon ipod. Mais en général j'évite car après je n'arrive plus à respirer.
- J'ai pas le son de la télé. Et de toute façon c'est toujours nul.
- Difficile de gérer l'appui simultané sur "pause" du tapis et sur "décrocher" du téléphone. Ben oui. Desfois que ça soit pour le boulot du siècle !

Au final le tapis roulant, en quelques chiffres:
- 45 minutes de course
- entre 7.5 et 8.5 km/h
- plus de 5 km courus !
- Une bonne dizaine de chansons écoutées.
- Plus d'un millier de pensées ayant traversé mon esprit pendant ce temps.

jeudi 4 mars 2010

Notre voyage en Birmanie... (Suite et fin)

Sitwee-Mrauk U:

Dernière étape du voyage, mais pas des moindres... Mrauk U (Prononcer Miaou, comme le chat). Nous avons repris l'avion pour Rangoon, puis le lendemain, l'avion pour Sitwee.
Sitwee est un peu une ville du bout du monde. Peu de touristes, mais point de passage obligé pour aller à Mrauk U. Hôtels allant de pourris à corrects, ce n'est pas vraiment l'endroit où on a envie de rester. Le marché aux poissons frais du matin est l'attraction locale. Nous y sommes allés le matin de notre départ pour Mrauk U. Nous avons dû trouver un bateau pour nous emmener (5h de trajet) à destination. A savoir que le bateau se paie 100US$ pour la traversée aller-retour plus attente de 3 nuits sur place...

Après avoir été particuliérement agacés par nos rabatteurs de bateau (je devrais dire rabaratineurs de bateau), nous sommes arrivés à Mrauk U, deuxième site archéologique du pays qui est certes moins impressionnant que Bagan, mais nettement plus authentique: les éleveurs, agriculteurs, commerçants et moines vivent tous aux pieds des temples, ce qui donne un charme que Bagan n'a plu.

Nous avons loué des vélos et parcouru plus ou moins au hasard les chemins, traversé des villages où notre popularité a explosé. On sent clairement qu'il y a moins de touristes ici ! Nous avons même acheté bananes et biscuits au prix local !
L'atmosphère est vraiment plaisante et Mrauk U, comme je l'avais pressenti, reste vraiment le coup de coeur de mon voyage.

Nous avons également fait une excursion en bateau vers des villages Chin (Etat voisin mais plus compliqué à visiter pour les touristes) voir de vieilles femmes au visage tatoué. Autrefois, on leur tatouait le visage pour les enlaidir et pour éviter qu'elles se fassent enlever par les tribus voisines (et aussi pour les reconnaître si elles s'étaient fait enlever et qu un conflit s'engageait) C'est similaire aux femmes aux long cous (que nous n'avons pas voulu voir car ce n'est plus qu'une attraction à touristes qui maltraite ces femmes).

Aujourd'hui, cette tradition est perdue (tant mieux dirons-nous) et il ne reste donc que des femmes d'environ plus de soixante ans qui ont le visage tatoué... Le premier village laisse une drôle d'impression. On débarque du bateau, et on nous aligne les femmes pour les prendre en photo, après il faut payer la donation (ok) et c'est à peu près tout. On reprend le bateau. C'était un peu bizarre comme expérience et ça m'a mis un peu mal à l'aise.

Le deuxième village était nettement plus sympathique. Nous sommes arrivés quelques heures après une naissance, et ils avaient déjà commencé l'alcool de riz et étaient donc déjà bien locaces. Nous avons dû bien sûr goûter. Nous avons ri et parlé. Yan s'est fait réprimander car après cinq ans "Comment est-ce possible que vous n'ayiez pas d'enfants !". On m'a dit que j'avais le droit de changer de mari du coup. Il y a eu un vrai échange et c'était très convivial.


Notre voyage en Birmanie... (Suite)

LAC INLE:

Après les temples de Bagan, et les collines à vélo (j'ai perdu 2 kilos pendant le voyage),
voici la douceur et la fraicheur du lac Inlé.

Nous avons avons passé trois jours et demi dans cet autre point phare du circuit touristique. Bien sûr, dans le village de Nyangschwe, on croise du monde, mais la présence touristique ne surpasse pas l'activité locale.
Régulièrement, il y a des marchés dans les villages autour du lac. Les différentes ethnies des villages des montagnes y viennent vendre leurs produits. Certains sont spécialisés dans la tomate, d'autres dans les fleurs, ou encore dans les feuilles de Cheroot, lesquelles sont utilisées comme tabac local, à mâcher ou à fumer en cigare.
Une des activités principales esst donc bien sûr de faire une ballade sur le lac.
Malgré le bruit ahurissant du moteur de notre embarcation, nous ne pouvons que tomber sous le charme des bateaux de pêcheurs. Ultra plate, ultra légère, l'embaraction glisse sur l'eau en silence. Qu'il soit assis à l'avant ou à l'arrière, le pêcheur est toujours en équilibre et jamais la barque ne vacille... Ils pêchent. Ils capturent les poissons à l'aide de leur cage.

Nous avons également fait une randonnée dans la montagne le deuxième jour... Oulala ça grimpe dur ! Les vues sont sympas, mais le ciel, en permanence brumeux, ne nous permet que d'apercevoir la silhouette du lac en contrebas. Nous sommes passés par des villages Pa-os, qui cultivent le cheroot. Nous avons croisé pas mal d'enfants sur la route.

Et j'oubliais, pour mon anniversaire/saint-valentin, nous avons profité d'une source d'eau chaude naturelle pour nous relaxer... Nous étions dans la partie mixte réservée aux étrangers, nous étions tout seuls ! Le pied !


mercredi 3 mars 2010

Notre voyage en Birmanie... (Suite)

MANDALAY:

Après une journée à Rangoon, nous prenons un car de nuit (glacial et inconfortable) pour nous rendre à Mandalay, ancienne cité royale... La ville me faisait rêver car j'étais justement en train de lire le roman The Glass Palace d'Amitav Gosh qui commence par la défaite du dernier roi de Birmanie Thebauw et son exclusion du Palais Royal par les Anglais.
Du Palais original il ne reste rien, il a été détruit pendant la 2nde Guerre Mondiale. Il a cependant été reconstruit (par du travail forcé) et se visite... Nous y sommes allés car nous étions contraint de toute manière de payer le ticket d'entrée pour d'autres visites... Mais j'avais quand-même mal au ventre, lorsqu'à l'entrée on peut lire un rappel (en Anglais) des volontés de la Junte: Union à tout prix, écraser les nations qui se mettent en travers de notre chemin...

Nous avons visité le reste de la ville dos à dos sur un trishaw... Temples, pagodes...



Le deuxième jour, nous prenons un taxi qui nous emmène sur un petit circuit classique touristique pour visiter les villages aux alentours: Amarapura, Inwa, Sagaing...
Amarapura est bien sût l'apogée de la journée, avec ce fameux pont de teck pluricentenaire encore utilisé chaque jour par les habitants des deux rives... Nous y avons passé un coucher de soleil magique sur une barque (nous n'étions pas les seuls !)



Inwa: ballade en calèche obligatoire pour les touristes... Sagaing, nous sommes montés en haut de la colline avec une vue sympa sur la vallée et ses multitudes de pagodes blanches et dorées.



Dernier jour, je suis tombée malade, heureusement c'était un peu un jour de battement en attendant notre vol, donc je n'ai pas trop perdu au voyage...

BAGAN:

Bagan est un incontournable du circuit touristique classique de Birmanie... Et le tourisme ils y sont préparés.
Bagan, ce sont des temples qui s'étendent jusqu'à l'horizon et sortent de nulle part à travers la plaine, comme des champignons... Bien moins impressionnants qu'Angkor ou Borobudur, ils sont également plus vieux (11e siècle). Plus ou moins biens conservés, on s'y ballade à vélo (notre choix) en calèche, ou en voiture...
Côté négatif, nous étions en permanence harcelés par des vendeurs de peintures qui ne nous lâchaient pas malgré nos "non merci, désolé", "on en a déjà..."... Jamais nous n'avons pu être seuls pour profiter de la sérénité des lieux... Et c'est bien dommage. Alors qu'à Angkor, les gamins n'entrent pas dans les temples, à Bagan jusqu'au sommet nous étions suivis... Faut-il être ingrats, désagréables et silencieux pour être tranquille ? Un profond sentiment de malaise m'a habité pendant notre séjour (dû aussi à la diète imposée par mon estomac, et faire du vélo en plein cagnard avec un bol de riz dans l'estomac bon courage !)

Notre voyage en Birmanie...

Nous voici rentrés il y a à peine une semaine de notre voyage de 18 jours en Birmanie...
Après les péripéties qui ont précédé le départ, nous avions pensé partir en détente et sans nous soucier...
Cette année en Birmanie, de l'avis des différents acteurs du tourisme, il y a eu deux fois plus de touristes que l' annee précédente... Ce qui explique nos difficultés à réserver les billets d'avion... Mais passons. Voici un petit aperçu de nos aventures.
A chaque étape, découvrez une photo ou un diaporama (cliquez sur le diaporama pour accéder à la galerie photo Picasa et mieux profiter des photos et des explications !)



Première étape un peu obligatoire. Ancienne capitale (maintenant déplacée par la junte), la ville est grouillante d'activités. Notre première impression est que l'on se rend vite compte que le pays est composé de différentes ethnies et qu'il est à un carrefour culturel, entre le sous-continent indien et l'Asie du Sud-Est. Difficile donc d'établir un type physique classique du Birman...
Rangoon est pleine d'activités du matin au soir. Nous y serons passés trois fois au cours du voyage.

L'intérêt majeur est la très connue Schwedagon Paya, qui date selon les locaux de 2500 ans, mais selon les archéologues, "seulement" de 600 ans à 800 ans... Le mystère reste donc entier...



Plus petite aussi, la Sule Paya. Sa particularité est de se trouver en centre-ville, au milieu d'un rond-point. Moins impressionante que la première, elle n'en reste pas moins un havre de paix et de calme au milieu de la jungle urbaine. Nous avons rencontré un local qui apprenait le français et avec qui nous avons eu plaisir à parler pour quelques minutes.

De Sule Paya